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141: Couronne murale des vainqueurs de la Bastille, por

Lot 0141
Couronne murale des vainqueurs de la Bastille, portée par les vétérans survivants (1832), en argent, à sept tours, retenue par un ruban tricolore, avec document autographe « A Monsieur Hulin, capitaine, vainqueur de la Bastille à l’école militaire de Paris », datée au dos du 18 août 1790. Conservée dans un encadrement en bois doré d‘époque. Modèle postérieur, crée par le roi Louis-Philippe, par ordonnance du 9 mai 1832. Accordant à cette occasion, aux anciens vainqueurs en plus de cette distinction un secours annuel de cinq cents francs. Ce modèle dont les tours ne sont pas ajourées est d’une fabrication privée, le plus souvent emboutie en creux.
H.: 16, 5 cm – L. : 14, 5 cm.
Historique : Pierre-Augustin Hulin (1758-1841), entra en 1771 dans le régiment de Champagne-Infanterie; il passa en 1772 au régiment des Gardes suisses, où il fut nommé sergent le 7 août 1780. Au 14 juillet 1789, Hulin se mit avec l’huissier Maillard à la tête du peuple insurgé, marchant à la Bastille, entra l’un des premiers dans la forteresse. Hulin chercha, mais inutilement, à sauver le gouverneur de Launay que le peuple voulait massacrer, et que, pour donner le change, il couvrit de son chapeau, ce qui lui permit de conduire son prisonnier sain et sauf jusqu’à l’Hôtel de ville de Paris, où lui-même faillit être victime de la fureur populaire. Hulin, commandant des volontaires de la Bastille, prit sa part dans toutes les grandes journées de la Révolution française, à Versailles, au 10 août. Jeté en prison comme modéré, il en sortit après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Ayant pris du service en l’an II dans l’armée d’Italie, il reçut du général Napoléon Bonaparte le grade d’adjudant-général. En l’an II, il commanda à Nice, à Livourne; en l’an III à Klagenfurth, en l’an IV à Milan, en l’an V à Ferrare. Il fut chef d’état-major de la division Richepanse en l’an VIII, officier supérieur du palais en l’an IX, et en l’an X chef de l’état-major de la division Rivaud en Espagne. En garnison à Gênes, il prit une part des plus actives à la défense de cette ville. Envoyé en mission auprès des consuls, il suivit Bonaparte à l’armée de réserve et fut nommé chef d’état-major de la division Vautrin. Après la bataille de Marengo, il commanda de nouveau la place de Milan. En l’an XII, il fut promu au grade de général de brigade, avec le commandement des grenadiers de la garde consulaire. Le 19 frimaire de la même année, il reçut la croix d’honneur. Le 29 ventôse suivant, le général Hulin fut désigné pour présider la commission militaire chargée de décider du sort du duc d’Enghien ; les efforts du président de la Commission pour sauver l’accusé furent entravés par l’empressement que l’on mit à faire exécuter la sentence. Créé grand-croix de l’ordre de la Réunion le 3 avril 1813, le comte Hulin conduisit jusqu’à Blois, en mars 1814, l’impératrice régente Marie-Louise. Le 8 avril suivant, après l’abdication de Fontainebleau, il envoya au gouvernement provisoire son adhésion aux mesures récemment adoptées. La Restauration lui ôta le commandement de la 1re division qui lui fut rendu aux Cent-Jours. Banni par l’ordonnance du 24 juillet 1815, le général Hulin se retira en Belgique et de là en Hollande. Il paraissait fixé dans ce pays lorsque l’ordonnance du 1er décembre 1819 lui rouvrit les portes de la France. Rentré dans sa patrie, il vécut quelques années dans une propriété située dans le Nivernais, puis dans une terre située à la Queue-en-Brie (Seine-et-Oise), où il vécut dans la retraite.
Provenance: porte au dos l’étiquette de la collection Bernard Franck (1848-1924).

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141: Couronne murale des vainqueurs de la Bastille, por

Estimate €800 - €1,000Mar 24, 2012