
Description
Details
COMMODE D’ÉPOQUE TRANSITION
ATTRIBUÉE À JEAN-FRANÇOIS OU SIMON OEBEN, VERS 1760
En placage de satiné et ornementation de bronze ciselé et doré, le dessus de marbre Rance de Belgique, la façade à ressaut central ouvrant par trois tiroirs en ceinture et deux tiroirs sans traverse, les pieds galbés se terminant par un sabot à décor de feuilles d'acanthe
H. 87 cm. (34 1⁄4. in.) ; L. 142 cm. (56 in.) ; P. 66 cm. (26 in.)
Literature
Bibliographie comparative :
A. Pradère, Les ébénistes français de Louis XIV à la Révolution, Edition du Chêne, 1898, p. 260-265
R. Stratmann-Dölher, Jean François Oeben, Les éditions de l’Amateur, 2002, p. 55
J. Nicolay, L’Art et la manière des maîtres ébénistes au XVIIIe siècle, Edition Pygmalion, 1986, p. 343-344 P. Kjellberg, Le mobilier français du XVIIIe siècle, Les éditions de l’Amateur, 1989, p. 619-622
Further details
A LATE LOUIS XV ORMOLU-MOUNTED SATINWOOD COMMODE, ATTRIBUTED TO JEAN-FRANCOIS OR SIMON OEBEN, CIRCA 1760
Lot Essay
Cette commode en placage de satiné est à mettre en relation avec le corpus des « commodes à la Grecque ». Si on doit la conception de ce modèle à Jean-François Oeben (1721-1763), c’est à son importante clientèle, telle que Madame de Pompadour (1721-1764) et le duc de Choiseul (1719‑1785), que l’on doit sa renommée. Après avoir travaillé aux Gobelins, Simon Oeben (1725-1786), frère cadet de Jean-François, reprend l’atelier après le décès de ce dernier. Il est reçu maître en janvier 1764 ; titre qui ne deviendra effectif qu'en 1769. S’inscrivant dans la continuité de son frère Jean-François Oeben, Simon perpétue le modèle des « commodes à la Grecque ».
Elle se caractérise par « trois tiroirs par le haut, deux dans le milieu, et battants dans les côtés », comme on peut le lire dans l’inventaire du Château de Menars de Madame de Pompadour. Toutefois, cette disposition s’adapte à la demande de la clientèle et les « battants » disparaissent au profit de larges tiroirs. Ces « commodes à la Grecque » sont également représentatives du style Transition. Le galbe des pieds et les sabots de bronze encore de style rocaille se conjuguent aux lignes néoclassiques des tiroirs et de la moulure en partie supérieure. Les différents modèles présentent des placages de satiné, comme notre commode, ou d’acajou. Ces bois précieux sont particulièrement appréciés et, compte tenu de leur coût, sont fournis directement par le commanditaire à l’ébéniste. Le choix de ces bois exotiques renforce la préciosité des meubles et leur confère une grande modernité, annonçant le style Louis XVI et le néoclassicisme en vogue à la fin du XVIIIe siècle.
Plusieurs exemplaires comparables, attribués ou estampillés de Jean-François ou Simon Oeben, sont passés en vente publique, permettant de leur attribuer cette commode. En particulier, un modèle comparable, estampillé de Jean-François Oeben, est passé en vente chez Sotheby’s Paris, 28 juin 2023, lot 310. Puis, un modèle, attribué à Simon Oeben, provenant de l’ancienne collection du duc de Choiseul pour son château de Chanteloup est passé en vente chez Christie’s Londres, le 6 juillet 2023, lot 27. Ces deux exemples comparables sont tous deux en placage de satiné et présentent le même agencement de tiroirs.
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COMMODE D’ÉPOQUE TRANSITION
ATTRIBUÉE À JEAN-FRANÇOIS OU SIMON OEBEN, VERS 1760
En placage de satiné et ornementation de bronze ciselé et doré, le dessus de marbre Rance de Belgique, la façade à ressaut central ouvrant par trois tiroirs en ceinture et deux tiroirs sans traverse, les pieds galbés se terminant par un sabot à décor de feuilles d'acanthe
H. 87 cm. (34 1⁄4. in.) ; L. 142 cm. (56 in.) ; P. 66 cm. (26 in.)
Literature
Bibliographie comparative :
A. Pradère, Les ébénistes français de Louis XIV à la Révolution, Edition du Chêne, 1898, p. 260-265
R. Stratmann-Dölher, Jean François Oeben, Les éditions de l’Amateur, 2002, p. 55
J. Nicolay, L’Art et la manière des maîtres ébénistes au XVIIIe siècle, Edition Pygmalion, 1986, p. 343-344 P. Kjellberg, Le mobilier français du XVIIIe siècle, Les éditions de l’Amateur, 1989, p. 619-622
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A LATE LOUIS XV ORMOLU-MOUNTED SATINWOOD COMMODE, ATTRIBUTED TO JEAN-FRANCOIS OR SIMON OEBEN, CIRCA 1760
Lot Essay
Cette commode en placage de satiné est à mettre en relation avec le corpus des « commodes à la Grecque ». Si on doit la conception de ce modèle à Jean-François Oeben (1721-1763), c’est à son importante clientèle, telle que Madame de Pompadour (1721-1764) et le duc de Choiseul (1719‑1785), que l’on doit sa renommée. Après avoir travaillé aux Gobelins, Simon Oeben (1725-1786), frère cadet de Jean-François, reprend l’atelier après le décès de ce dernier. Il est reçu maître en janvier 1764 ; titre qui ne deviendra effectif qu'en 1769. S’inscrivant dans la continuité de son frère Jean-François Oeben, Simon perpétue le modèle des « commodes à la Grecque ».
Elle se caractérise par « trois tiroirs par le haut, deux dans le milieu, et battants dans les côtés », comme on peut le lire dans l’inventaire du Château de Menars de Madame de Pompadour. Toutefois, cette disposition s’adapte à la demande de la clientèle et les « battants » disparaissent au profit de larges tiroirs. Ces « commodes à la Grecque » sont également représentatives du style Transition. Le galbe des pieds et les sabots de bronze encore de style rocaille se conjuguent aux lignes néoclassiques des tiroirs et de la moulure en partie supérieure. Les différents modèles présentent des placages de satiné, comme notre commode, ou d’acajou. Ces bois précieux sont particulièrement appréciés et, compte tenu de leur coût, sont fournis directement par le commanditaire à l’ébéniste. Le choix de ces bois exotiques renforce la préciosité des meubles et leur confère une grande modernité, annonçant le style Louis XVI et le néoclassicisme en vogue à la fin du XVIIIe siècle.
Plusieurs exemplaires comparables, attribués ou estampillés de Jean-François ou Simon Oeben, sont passés en vente publique, permettant de leur attribuer cette commode. En particulier, un modèle comparable, estampillé de Jean-François Oeben, est passé en vente chez Sotheby’s Paris, 28 juin 2023, lot 310. Puis, un modèle, attribué à Simon Oeben, provenant de l’ancienne collection du duc de Choiseul pour son château de Chanteloup est passé en vente chez Christie’s Londres, le 6 juillet 2023, lot 27. Ces deux exemples comparables sont tous deux en placage de satiné et présentent le même agencement de tiroirs.
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Jun 17, 2026 5:00 AM EDTParis, Paris, France
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Jun 17, 2026ÉMILE BERNARD (LILLE 1868-1941 PARIS)TOP
































