Description
Paul SÉRUSIER
Sous-bois aux arbres japonisants - circa 1917
Tempera sur carton marouflé sur contreplaqué
49.5 x 34.7 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Collection Marguerite Sérusier (jusqu'en 1950)
Collection Henriette Boutaric ((? - 1984), Légataire universelle de cette dernière)
Collection particulière (acquis auprès de cette dernière à la fin des années 1970)
Vente Brest, Thierry-Lannon & associés, 10 décembre 2016, lot 197
Acquis lors de cette vente par l'actuel propriétaire
Collection Louis Grandchamp des Raux
Bibliographie : La Gazette Drouot, n° 42, 2 décembre 2016, reproduit en couleur p. 217
La Gazette Drouot, n° 44, 16 décembre 2016, reproduit en couleur p. 116
Cette œuvre est référencée dans le catalogue raisonné en ligne de l'œuvre de Paul Sérusier, https://www.comite-serusier.com/catalogue-raisonne-paul-serusier/sous-bois-aux-arbres-japonisants/ (date de consultation 30 mai 2026)
Une attestation du Comité Paul Sérusier sera remise à l'acquéreur.
Oil on cardboard laid down on plywood; 19 1/2 x 13 5/8 in.
Peint en 1917 dans les environs de Châteauneuf-du-Faou, ce tableau illustre la pleine maturité artistique du peintre et l’aboutissement de sa réflexion sur le paysage.
Dans ce paysage de sous-bois, Sérusier exprime sa conviction profonde : la nature ne connaît pas la ligne droite, qui est une invention humaine, mais s’organise selon un rythme de courbes et d’ondulations. Il ne cherche pas à copier la nature, mais à en traduire la logique organique et la vitalité intérieure. Les formes simplifiées, les troncs sinueux et la palette restreinte de verts, bruns et rouges contribuent à une harmonie colorée empreinte de sérénité. Ainsi, les trois touches blanches de la fleur au premier plan ne répondent à aucune exigence naturaliste, mais visent à intensifier la luminosité de la composition et à capter le regard du spectateur. L’artiste travaille désormais la matière en petites touches fragmentées et vibrantes plutôt qu’en aplats.
La stylisation des formes et l’absence de perspective trahissent l’influence persistante de l’art japonais, que Sérusier avait découvert dès 1890 lors de l’exposition d’estampes à l’École des Beaux-Arts et à travers la revue Le Japon artistique. Dans une période marquée par l’isolement, Sérusier cherche à transcrire à travers la nature une méditation sur l’harmonie du monde.
Paul SÉRUSIER
49.5 x 34.7 cm
Painted in 1917 near Châteauneuf-du-Faou, this work illustrates the artistic maturity of the painter and the culmination of his exploration of landscape.
In this woodland scene, Sérusier expresses his deep conviction: that nature knows no straight lines, which are a human invention, but is organized according to a rhythm of curves and undulating lines. He does not seek to copy nature, but to convey its organic logic and inner vitality. The simplified forms, the sinuous tree trunks and the palette restricted to greens, browns and reds contribute to a colourful harmony imbued with serenity. Similarly the three white touches on the flower in the foreground do not answer to any requirement of naturalism, but aim to intensify the luminosity of the composition and capture the viewer’s gaze. The artist was now applying paint in small fragmented and vibrant strokes instead of flat areas of colour.
The stylisation of forms and the absence of perspective reveal the continuing influence of Japanese art that Sérusier discovered as early as 1890 at the exhibition of prints at the École des Beaux-Arts and through the magazine Le Japon Artistique. In a period that was marked by isolation, Sérusier sought to convey, through nature, a meditation on the harmony of the world.
Sous-bois aux arbres japonisants - circa 1917
Tempera sur carton marouflé sur contreplaqué
49.5 x 34.7 cm
Provenance : Atelier de l’artiste
Collection Marguerite Sérusier (jusqu'en 1950)
Collection Henriette Boutaric ((? - 1984), Légataire universelle de cette dernière)
Collection particulière (acquis auprès de cette dernière à la fin des années 1970)
Vente Brest, Thierry-Lannon & associés, 10 décembre 2016, lot 197
Acquis lors de cette vente par l'actuel propriétaire
Collection Louis Grandchamp des Raux
Bibliographie : La Gazette Drouot, n° 42, 2 décembre 2016, reproduit en couleur p. 217
La Gazette Drouot, n° 44, 16 décembre 2016, reproduit en couleur p. 116
Cette œuvre est référencée dans le catalogue raisonné en ligne de l'œuvre de Paul Sérusier, https://www.comite-serusier.com/catalogue-raisonne-paul-serusier/sous-bois-aux-arbres-japonisants/ (date de consultation 30 mai 2026)
Une attestation du Comité Paul Sérusier sera remise à l'acquéreur.
Oil on cardboard laid down on plywood; 19 1/2 x 13 5/8 in.
Peint en 1917 dans les environs de Châteauneuf-du-Faou, ce tableau illustre la pleine maturité artistique du peintre et l’aboutissement de sa réflexion sur le paysage.
Dans ce paysage de sous-bois, Sérusier exprime sa conviction profonde : la nature ne connaît pas la ligne droite, qui est une invention humaine, mais s’organise selon un rythme de courbes et d’ondulations. Il ne cherche pas à copier la nature, mais à en traduire la logique organique et la vitalité intérieure. Les formes simplifiées, les troncs sinueux et la palette restreinte de verts, bruns et rouges contribuent à une harmonie colorée empreinte de sérénité. Ainsi, les trois touches blanches de la fleur au premier plan ne répondent à aucune exigence naturaliste, mais visent à intensifier la luminosité de la composition et à capter le regard du spectateur. L’artiste travaille désormais la matière en petites touches fragmentées et vibrantes plutôt qu’en aplats.
La stylisation des formes et l’absence de perspective trahissent l’influence persistante de l’art japonais, que Sérusier avait découvert dès 1890 lors de l’exposition d’estampes à l’École des Beaux-Arts et à travers la revue Le Japon artistique. Dans une période marquée par l’isolement, Sérusier cherche à transcrire à travers la nature une méditation sur l’harmonie du monde.
Paul SÉRUSIER
49.5 x 34.7 cm
Painted in 1917 near Châteauneuf-du-Faou, this work illustrates the artistic maturity of the painter and the culmination of his exploration of landscape.
In this woodland scene, Sérusier expresses his deep conviction: that nature knows no straight lines, which are a human invention, but is organized according to a rhythm of curves and undulating lines. He does not seek to copy nature, but to convey its organic logic and inner vitality. The simplified forms, the sinuous tree trunks and the palette restricted to greens, browns and reds contribute to a colourful harmony imbued with serenity. Similarly the three white touches on the flower in the foreground do not answer to any requirement of naturalism, but aim to intensify the luminosity of the composition and capture the viewer’s gaze. The artist was now applying paint in small fragmented and vibrant strokes instead of flat areas of colour.
The stylisation of forms and the absence of perspective reveal the continuing influence of Japanese art that Sérusier discovered as early as 1890 at the exhibition of prints at the École des Beaux-Arts and through the magazine Le Japon Artistique. In a period that was marked by isolation, Sérusier sought to convey, through nature, a meditation on the harmony of the world.
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Louis Grandchamp des Raux Collection
Oct 24, 2026, 10:00 AM EDTParis, IDF, France
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