Description
Paul-Élie RANSON
Femme accroupie, étude pour Femmes sous les arbres en fleur ou Le Printemps - 1895
Fusain, aquarelle et gouache sur papier marouflé sur toile
Cachet des initiales en bas à droite "PR."
76.2 x 61 cm
Provenance : Atelier de l’artiste, puis par descendance
Galerie Bérès, Paris
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire en octobre 2016
Collection Louis Grandchamp des Raux
Bibliographie : B. Ranson Bitker, G. Genty, Paul Ranson 1861-1909, Catalogue raisonné, Japonisme, Symbolisme, Art Nouveau, Somogy, Éditions d’Art, Paris, 1999, n° 205, reproduit en couleur p.184
Charcoal, watercolor and gouache on paper laid down on canvas; stamped with the initials lower right; 30 x 24 in.
Au milieu des années 1890, Paul-Élie Ranson a une production très diversifiée composée tant de vitraux que de tapisseries, papiers peints, gravures et illustrations.
Tout comme ses contemporains Denis, Bonnard, Vuillard et Roussel, il s’intéresse aux arts décoratifs, animé du souhait d’abolir la hiérarchie entre les beaux-arts et les arts appliqués.
Notre dessin, mis aux carreaux, est préparatoire à la très grande feuille des Femmes sous les arbres en fleur ou Le Printemps, étude pro-format pour la tapisserie de même sujet1. Le carton a été exposé à la XVIIIe Exposition de la Société des Artistes indépendants, dans les Grandes Serres de l’Exposition universelle à Paris. Ce dessin permit l’exécution d’une tapisserie à l’aiguille, exposée avec succès au XIXe Salon de la Société nationale des Beaux-Arts au Champ-de-Mars (n° 327) en 1897, puis l’année suivante à Bruxelles pour la Ve Exposition de la Libre Esthétique au musée d’Art moderne (n° 294). Elle est ensuite présentée à la Maison moderne de Meier-Graefe jusqu’en 1900. Dans son compte rendu critique du Salon de 1897, Camille Mauclair salue le rôle joué par Ranson dans le renouveau de la tapisserie : « Parmi les objets d’art, tentures et tapisseries sont en très grand nombre. M. Ranson dessine et tisse des compositions vivantes, d’un faire harmonieux, divers, original, auquel n’atteignent pas jusqu’à présent ses émules, MM. Maillol, Rippl-Rónai, de Feure. » Le Printemps a été exécuté par France Ranson, d’après les dessins de son époux. À ce jour, seule une dizaine de tapisseries à l’aiguille achevées nous sont parvenues. Aux côtés de La Femme à la cape, Le Printemps compte parmi les œuvres les plus remarquables de la production de l’artiste. France y déploie son art du point droit, dont les infimes ondoiements confèrent à la surface une densité et une vigueur singulières, caractéristiques de l’ensemble de la production du couple. La technique, d’une délicatesse extrême, engendre un subtil frémissement de la matière, semblable à une vibration pointilliste qui anime la trame.
1. Paul-Élie Ranson, Femmes sous les arbres en fleur, 1895, fusain, aquarelle, rehauts de gouache sur papier, H. 165 ; L. 130 cm, dessin pro format préparatoire à la tapisserie, collection particulière (cat. raisonné, 1999, p. 182, n° 202).
Paul-Élie RANSON
76.2 x 61 cm
By the mid-1890s, Paul-Élie Ranson had produced a very diverse body of work comprising as much stained-glass windows as designs for tapestries and wallpaper, engravings and illustrations. Like his contemporaries Denis, Bonnard, Vuillard and Roussel, he was interested in the decorative arts, driven by a desire to break down the long-standing hierarchy between fine art and applied art.
Our gridded drawing is a preparatory sketch for the very large work, Femmes sous les Arbres en Fleur (Le Printemps), a full-size study for the tapestry of the same subject1. The cartoon was exhibited at the 18th Exhibition of the Society of Independent Artists, in the Grandes Serres at the Exposition Universelle in Paris. It allowed for the creation of a needlepoint tapestry, which was successfully exhibited at the 19th Salon of the Société Nationale des Beaux-Arts at the Champ-de-Mars (N°. 327) in 1897, and the following year in Brussels for the 5th Exhibition of the Libre Esthétique at the Musée d’Art Moderne (N°. 294). It was then presented at the Maison Moderne de Meier-Graefe until 1900. In her critical review of the Salon of 1897, Camille Mauclair acknowledged the role played by Ranson in the renewal of tapestry-making: “Among the objets d’art there is a great
number of wall-hangings and tapestries. ‘Mr Ranson designs and weaves vibrant compositions, characterised by a harmonious, varied and original style not yet matched by his followers, Messrs Maillol, Rippl-Rónai and de Feure.’ It was France Ranson, the artist’s wife, who produced the actual tapestry of Le Printemps from her husband’s drawing.
To date, only around ten of the couple’s completed needlepoint tapestries have survived. Alongside La Femme à la Cape, Le Printemps ranks among the most remarkable works in the artist’s oeuvre. There, France Ranson displays her mastery of the straight stitch, whose minute undulations lend the surface a singular density and vitality, characteristic of the entirety of the couple’s production. The technique, of the utmost delicacy, creates a subtle quivering of the fabric, akin to a pointillist vibration that animates the weave.
1. Paul-Élie Ranson, Femmes sous les arbres en fleur, 1895, fusain, aquarelle, rehauts de gouache sur papier, H. 165 ; L. 130 cm, dessin pro format préparatoire à la tapisserie, collection particulière (cat. raisonné, 1999, p. 182, n° 202).
Femme accroupie, étude pour Femmes sous les arbres en fleur ou Le Printemps - 1895
Fusain, aquarelle et gouache sur papier marouflé sur toile
Cachet des initiales en bas à droite "PR."
76.2 x 61 cm
Provenance : Atelier de l’artiste, puis par descendance
Galerie Bérès, Paris
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire en octobre 2016
Collection Louis Grandchamp des Raux
Bibliographie : B. Ranson Bitker, G. Genty, Paul Ranson 1861-1909, Catalogue raisonné, Japonisme, Symbolisme, Art Nouveau, Somogy, Éditions d’Art, Paris, 1999, n° 205, reproduit en couleur p.184
Charcoal, watercolor and gouache on paper laid down on canvas; stamped with the initials lower right; 30 x 24 in.
Au milieu des années 1890, Paul-Élie Ranson a une production très diversifiée composée tant de vitraux que de tapisseries, papiers peints, gravures et illustrations.
Tout comme ses contemporains Denis, Bonnard, Vuillard et Roussel, il s’intéresse aux arts décoratifs, animé du souhait d’abolir la hiérarchie entre les beaux-arts et les arts appliqués.
Notre dessin, mis aux carreaux, est préparatoire à la très grande feuille des Femmes sous les arbres en fleur ou Le Printemps, étude pro-format pour la tapisserie de même sujet1. Le carton a été exposé à la XVIIIe Exposition de la Société des Artistes indépendants, dans les Grandes Serres de l’Exposition universelle à Paris. Ce dessin permit l’exécution d’une tapisserie à l’aiguille, exposée avec succès au XIXe Salon de la Société nationale des Beaux-Arts au Champ-de-Mars (n° 327) en 1897, puis l’année suivante à Bruxelles pour la Ve Exposition de la Libre Esthétique au musée d’Art moderne (n° 294). Elle est ensuite présentée à la Maison moderne de Meier-Graefe jusqu’en 1900. Dans son compte rendu critique du Salon de 1897, Camille Mauclair salue le rôle joué par Ranson dans le renouveau de la tapisserie : « Parmi les objets d’art, tentures et tapisseries sont en très grand nombre. M. Ranson dessine et tisse des compositions vivantes, d’un faire harmonieux, divers, original, auquel n’atteignent pas jusqu’à présent ses émules, MM. Maillol, Rippl-Rónai, de Feure. » Le Printemps a été exécuté par France Ranson, d’après les dessins de son époux. À ce jour, seule une dizaine de tapisseries à l’aiguille achevées nous sont parvenues. Aux côtés de La Femme à la cape, Le Printemps compte parmi les œuvres les plus remarquables de la production de l’artiste. France y déploie son art du point droit, dont les infimes ondoiements confèrent à la surface une densité et une vigueur singulières, caractéristiques de l’ensemble de la production du couple. La technique, d’une délicatesse extrême, engendre un subtil frémissement de la matière, semblable à une vibration pointilliste qui anime la trame.
1. Paul-Élie Ranson, Femmes sous les arbres en fleur, 1895, fusain, aquarelle, rehauts de gouache sur papier, H. 165 ; L. 130 cm, dessin pro format préparatoire à la tapisserie, collection particulière (cat. raisonné, 1999, p. 182, n° 202).
Paul-Élie RANSON
76.2 x 61 cm
By the mid-1890s, Paul-Élie Ranson had produced a very diverse body of work comprising as much stained-glass windows as designs for tapestries and wallpaper, engravings and illustrations. Like his contemporaries Denis, Bonnard, Vuillard and Roussel, he was interested in the decorative arts, driven by a desire to break down the long-standing hierarchy between fine art and applied art.
Our gridded drawing is a preparatory sketch for the very large work, Femmes sous les Arbres en Fleur (Le Printemps), a full-size study for the tapestry of the same subject1. The cartoon was exhibited at the 18th Exhibition of the Society of Independent Artists, in the Grandes Serres at the Exposition Universelle in Paris. It allowed for the creation of a needlepoint tapestry, which was successfully exhibited at the 19th Salon of the Société Nationale des Beaux-Arts at the Champ-de-Mars (N°. 327) in 1897, and the following year in Brussels for the 5th Exhibition of the Libre Esthétique at the Musée d’Art Moderne (N°. 294). It was then presented at the Maison Moderne de Meier-Graefe until 1900. In her critical review of the Salon of 1897, Camille Mauclair acknowledged the role played by Ranson in the renewal of tapestry-making: “Among the objets d’art there is a great
number of wall-hangings and tapestries. ‘Mr Ranson designs and weaves vibrant compositions, characterised by a harmonious, varied and original style not yet matched by his followers, Messrs Maillol, Rippl-Rónai and de Feure.’ It was France Ranson, the artist’s wife, who produced the actual tapestry of Le Printemps from her husband’s drawing.
To date, only around ten of the couple’s completed needlepoint tapestries have survived. Alongside La Femme à la Cape, Le Printemps ranks among the most remarkable works in the artist’s oeuvre. There, France Ranson displays her mastery of the straight stitch, whose minute undulations lend the surface a singular density and vitality, characteristic of the entirety of the couple’s production. The technique, of the utmost delicacy, creates a subtle quivering of the fabric, akin to a pointillist vibration that animates the weave.
1. Paul-Élie Ranson, Femmes sous les arbres en fleur, 1895, fusain, aquarelle, rehauts de gouache sur papier, H. 165 ; L. 130 cm, dessin pro format préparatoire à la tapisserie, collection particulière (cat. raisonné, 1999, p. 182, n° 202).
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Louis Grandchamp des Raux Collection
Oct 24, 2026, 10:00 AM EDTParis, IDF, France
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