Description
Eugène BOUDIN
Étude de Ciel - circa 1860-1866
Pastel sur papier vergé crème
Cachet des initiales en bas à droite "E.B." (Lugt L. 828), cachet de collection en bas à gauche, cachet et numérotation au verso "JGH n°18"
16.5 x 21 cm
Provenance : Vente Troyes, Boisseau Pomez - Ivoire France, 28 janvier 2017, lot 213
Galerie Éric Coatalem, Paris
Galerie de la Présidence, Paris
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire le 10 mars 2018
Collection Louis Grandchamp des Raux
Expositions : Paris, Galerie Éric Coatalem, Œuvres sur papier & esquisses 2017, 2017, reproduit
Bibliographie : Cette œuvre sera incluse dans le Catalogue Raisonné des œuvres sur papier d'Eugène Boudin (1824-1898) actuellement en préparation.
Pastel on paper; stamped with the initials lower right, collection stamp lower left, stamped and numbered on the reverse; 6 1/2 x 8 1/4 in.
Technique rapide et aérienne, le pastel permet à Boudin de transmettre des impressions fugaces. C’est un matériau dont la souplesse rend possible le suivi des évolutions des ciels nuageux et de leurs effets lumineux. La très grande importance accordée par le peintre aux ciels de ses marines et de ses paysages donne lieu à de multiples études au pastel.
Notre feuille présente un ciel azur dont le bleu perce derrière les nuages avec éclat. L’étude atmosphérique occupe la majeure partie de la composition ; la mer est illustrée par un agencement de traits plus foncés dans la partie inférieure. « Le roi des ciels », selon un bon mot donné à Corot, s’exerce ici avec brio à la représentation poétique de cet espace inconstant et sans cesse renouvelé. Boudin avoue lui-même que ces paysages et marines ne sont que des prétextes à la représentation des ciels, véritables sujets de ses œuvres. Il est précurseur du travail des impressionnistes et participe à la première exposition du mouvement, organisée chez le photographe Nadar en 1874. Claude Monet, rencontré en 1856, lui fut toujours reconnaissant de l’avoir encouragé à peindre en plein air.
Du vivant de Boudin, les pastels sont présents en nombre dans les expositions (Paul Durand-Ruel expose 216 pastels de Boudin dans sa galerie en 1891) et dans les ventes aux enchères. L’artiste note, après une vente à Drouot le 25 mars 1868, que ses « pastels, si difficiles à faire accepter ont été presque tous emportés par les peintres » : Alexandre Dumas-fils, Constant Troyon et Camille Corot figuraient parmi les acquéreurs.
Un courrier de Manuel Schmit sera remis à l'acquéreur.
Cette œuvre est répertoriée dans ses archives sous la référence « B-P.7576- Ciel // E-17.04.04-1.V ».
Eugène BOUDIN
16.5 x 21 cm
With its quick and ethereal nature, pastel allowed Boudin to transmit the most fleeting of impressions. The malleability of the medium made it possible to follow the ever-changing clouds and their luminous effects. The great importance the painter gave to the skies in his seascapes and landscapes led to numerous studies of the subject in pastel.
Our work shows a deep azure sky where the blue breaks through the clouds with brilliance. This atmospheric study occupies the bulk of the composition; the sea is depicted by a pattern of darker lines in the lower section. “Le roi des ciels”, as Corot so aptly described Boudin, displays his mastery here in the poetic representation of this expanse, which is always shifting and constantly renewing itself. Boudin himself admitted that these landscapes and seascapes were merely pretexts for depicting the sky, the true subject of his works. A forerunner of the Impressionists, he took part in the movement’s first exhibition held at the photographer Nadar’s studio in 1874. And Claude Monet, whom he met in 1856, was always grateful to Boudin for having been the one who encouraged him to paint outdoors.
During Boudin’s lifetime, his pastels were presented in numerous exhibitions (Paul Durand-Ruel exhibited 216 pastels by Boudin in his gallery in 1891) and at auction. The artist himself remarked, following a sale at Drouot on 25 March 1868, that his “pastels, so difficult to have accepted, were almost all purchased by other painters”.
Among the buyers were Alexandre Dumas-fils, Constant Troyon and Camille Corot.
Étude de Ciel - circa 1860-1866
Pastel sur papier vergé crème
Cachet des initiales en bas à droite "E.B." (Lugt L. 828), cachet de collection en bas à gauche, cachet et numérotation au verso "JGH n°18"
16.5 x 21 cm
Provenance : Vente Troyes, Boisseau Pomez - Ivoire France, 28 janvier 2017, lot 213
Galerie Éric Coatalem, Paris
Galerie de la Présidence, Paris
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire le 10 mars 2018
Collection Louis Grandchamp des Raux
Expositions : Paris, Galerie Éric Coatalem, Œuvres sur papier & esquisses 2017, 2017, reproduit
Bibliographie : Cette œuvre sera incluse dans le Catalogue Raisonné des œuvres sur papier d'Eugène Boudin (1824-1898) actuellement en préparation.
Pastel on paper; stamped with the initials lower right, collection stamp lower left, stamped and numbered on the reverse; 6 1/2 x 8 1/4 in.
Technique rapide et aérienne, le pastel permet à Boudin de transmettre des impressions fugaces. C’est un matériau dont la souplesse rend possible le suivi des évolutions des ciels nuageux et de leurs effets lumineux. La très grande importance accordée par le peintre aux ciels de ses marines et de ses paysages donne lieu à de multiples études au pastel.
Notre feuille présente un ciel azur dont le bleu perce derrière les nuages avec éclat. L’étude atmosphérique occupe la majeure partie de la composition ; la mer est illustrée par un agencement de traits plus foncés dans la partie inférieure. « Le roi des ciels », selon un bon mot donné à Corot, s’exerce ici avec brio à la représentation poétique de cet espace inconstant et sans cesse renouvelé. Boudin avoue lui-même que ces paysages et marines ne sont que des prétextes à la représentation des ciels, véritables sujets de ses œuvres. Il est précurseur du travail des impressionnistes et participe à la première exposition du mouvement, organisée chez le photographe Nadar en 1874. Claude Monet, rencontré en 1856, lui fut toujours reconnaissant de l’avoir encouragé à peindre en plein air.
Du vivant de Boudin, les pastels sont présents en nombre dans les expositions (Paul Durand-Ruel expose 216 pastels de Boudin dans sa galerie en 1891) et dans les ventes aux enchères. L’artiste note, après une vente à Drouot le 25 mars 1868, que ses « pastels, si difficiles à faire accepter ont été presque tous emportés par les peintres » : Alexandre Dumas-fils, Constant Troyon et Camille Corot figuraient parmi les acquéreurs.
Un courrier de Manuel Schmit sera remis à l'acquéreur.
Cette œuvre est répertoriée dans ses archives sous la référence « B-P.7576- Ciel // E-17.04.04-1.V ».
Eugène BOUDIN
16.5 x 21 cm
With its quick and ethereal nature, pastel allowed Boudin to transmit the most fleeting of impressions. The malleability of the medium made it possible to follow the ever-changing clouds and their luminous effects. The great importance the painter gave to the skies in his seascapes and landscapes led to numerous studies of the subject in pastel.
Our work shows a deep azure sky where the blue breaks through the clouds with brilliance. This atmospheric study occupies the bulk of the composition; the sea is depicted by a pattern of darker lines in the lower section. “Le roi des ciels”, as Corot so aptly described Boudin, displays his mastery here in the poetic representation of this expanse, which is always shifting and constantly renewing itself. Boudin himself admitted that these landscapes and seascapes were merely pretexts for depicting the sky, the true subject of his works. A forerunner of the Impressionists, he took part in the movement’s first exhibition held at the photographer Nadar’s studio in 1874. And Claude Monet, whom he met in 1856, was always grateful to Boudin for having been the one who encouraged him to paint outdoors.
During Boudin’s lifetime, his pastels were presented in numerous exhibitions (Paul Durand-Ruel exhibited 216 pastels by Boudin in his gallery in 1891) and at auction. The artist himself remarked, following a sale at Drouot on 25 March 1868, that his “pastels, so difficult to have accepted, were almost all purchased by other painters”.
Among the buyers were Alexandre Dumas-fils, Constant Troyon and Camille Corot.
Buyer's Premium
32.4% up to
€850,000.00
25.2% up to
€6,000,000.00
17.4% above
€6,000,000.00
Eugène BOUDIN
Estimate €12,000-€18,000
Starting Price
€12,000
Good Bid
Strong Bid
Competitive Bid
1 bidder is watching this item
Get approved to bid.
Louis Grandchamp des Raux Collection
Oct 24, 2026, 10:00 AM EDTParis, IDF, France
€20,000
€50,000
€50,000
€350,000
€30,000
€15,000
€40,000
€40,000
€40,000
€30,000
€150,000
€600,000
€200,000
€150,000
€250,000
€40,000
€10,000
€15,000
€25,000
€6,000
TOP



































